Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Coordinateur de l’Union Africaine pour les arts, la culture et le patrimoine, donne le coup d’envoi de la 12ème édition de la biennale africaine de la photographie de Bamako.

Juil 26, 2019

La salle des banquets du palais de Koulouba a abrité le vendredi 26 juillet 2019, la cérémonie de lancement officiel de la 12ème édition  de la rencontre africaine de la photographie dénommée « biennale africaine de la photographie », une première dans son histoire. Il faut noter que cette biennale a été créée en 1994 par le ministère de la Culture du Mali.   

Cette cérémonie solennelle présidée par Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat est placée sous le signe de la « paix et de la cohésion sociale ».

L’évènement a enregistré la présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le Premier Ministre et des membres du gouvernement, des Présidents des Institutions de la République, des opérateurs culturels, des artistes, des amis de la culture, la presse, la société civile,  des partenaires techniques et financiers.

Ce rendez-vous des arts et de la culture regroupe les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et du monde entier.

Les rencontres africaines de la photographie fêtent ses 25 ans avec  cette 12ème édition.  Les manifestations se dérouleront du 30 novembre 2019 au 31 janvier 2020 à Bamako, la capitale du Mali. Un des défis de cette édition reste la réussite de son organisation, qui est assurée entièrement pour la première fois par le Mali à travers le Ministère de la Culture.  

Le Ministère de la Culture, à travers la Direction Nationale de l’Action Culturelle, en partenariat avec le projet Donko Ni Maaya, de la GIZ Mali, organise du 23 au 27 juillet 2019, au Palais de la Culture Amadou Hampaté BA, un atelier de renforcement des capacités des Administrateurs et Techniciens de la Culture chargés de la mise en œuvre de la Biennale Artistique et Culturelle.

Juil 24, 2019

La cérémonie d’ouverture officielle de cet atelier qui a eu lieu le 23 au 27 juillet 2019 était placée sous présidence de Madame le ministre de la Culture, Madame N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO.

Ont pris part à cette cérémonie d’ouverture des anciens ministres et cadres de la culture, tout le personnel du projet Donko Ni Maaya, des représentants des organisations internationales, des personnalités du monde de a culture

Selon Madame le ministre de la Culture, cet atelier est une volonté manifeste du département à inscrire la Biennale Artistique et Culturelle dans une dynamique d’industrie culturelle afin qu’elle devienne un véritable pôle de développement économique.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités ressources humaines en charge de l’organisation et l’encadrement des disciplines de compétition de cet événement.

Cet atelier qui dure cinq (05) jours, porte six modules :

  • Module 1 et 2 : schéma d’organisation et budgétisation ;
  • Module 2 : écriture dramatique et mise en scène ;
  • Module 3 : art lyrique ;
  • Module 4 : orchestration ;
  • Module 5 : chorégraphie.

Les participants à cet atelier venus de toutes les régions du pays, sont des Directeurs régionaux de la culture, des Directeurs et des Encadreurs des troupes artistiques régionales et le personnel de la Direction Nationale de l’Action Culturelle.

La clôture du présent atelier est prévue le samedi 27 juillet 2019, à partir de 15h30, au Palais de la Culture Amadou H BA.

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE «VISAGES DE DJENNE»

Juil 24, 2019

La Maison Africaine de la Photographie (MAP) a organisé le lundi 22 juillet 2019, à 16 heures, dans les locaux de la Bibliothèque Nationale une exposition consacrée aux œuvres du photographe Boubacar Garba SAMOUNOU de Djénné. Dénommée « Visages de Djénné », la cérémonie de vernissage de ladite exposition était placée sous la haute présidence de Madame N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO, Ministre de la Culture.

Etaient aussi présents à la cérémonie, le Secrétaire Général du Ministère de la Culture, les membres du Cabinet ministériel, les Directeurs des services centraux, rattachés et organismes spécialisés du Ministère de la Culture, le représentant de l’UNESCO, le Délégué Général des Rencontres de Bamako, les opérateurs culturels privés, le commissaire de l’exposition, Amadou Chab TOURE, le Président du Syndicat National des Professionnels de l’Image et du Son du Mali (SYNAPROMIM) et les associations de photographes venues témoigner leur sympathie à l’endroit du photographe Boubacar Garba SAMOUNOU. 

Dans son discours de bienvenue, le Directeur Général de la Maison Africaine de la Photographie, Tidiane SANGARE, a indiqué que l’exposition « Visages de Djénné » est le fruit de la collaboration entre la MAP et le photographe Boubacar Garba SAMOUNOU, qui a bien voulu ouvrir ses archives photographiques à la MAP. Aussi, il a rappelé que cette collaboration a permis à la MAP l’inventaire et le catalogage de plus de 12000 négatifs du photographe, sur lesquels 4642 images ont été traitées et numérisées et que la présente exposition concerne 124 photographies, exclusivement des portraits réalisés sur les évènements socioculturels de la ville de Djénné et environs.

Et enfin, il a invité les autres photographes et détenteurs de fonds photographiques à une collaboration avec la MAP afin de permettre à celle- ci d’accomplir ses missions de préservation et de promotion du patrimoine photographique, de manière à le rendre accessible au plus grand nombre d’utilisateurs.

Dans son mot de remerciement, le photographe Boubacar Garba SAMOUNOU a expliqué les conditions dans lesquelles il a eu à travailler avec la MAP sur ce projet d’exposition. Il a salué et remercié le Ministère de la Culture, à travers la Maison Africaine de la Photographie, pour l’accompagnement et la considération dont il a fait montre à son égard. Il n’a pas manqué de lancer un appel aux autres photographes de lui emboiter le pas et d’ouvrir leurs archives à la MAP pour une plus grande sécurisation de leurs œuvres. 

Le commissaire de l’exposition, Amadou Chab TOURE, quant à lui, a expliqué brièvement la démarche photographique de Boubacar Garba SAMOUNOU faite d’homogénéité dans les images, avec le cadrage comme style de travail, la gémellité comme modèle photographique et enfin les couleurs comme originalité dans les œuvres présentées.

La Présidente de la cérémonie, Madame le Ministre de la Culture, a remercié et encouragé la MAP pour cette initiative de préservation et de promotion du patrimoine photographique à travers ce genre de collaboration entre le public et les photographes. En outre, elle a affirmé que ce genre d’initiatives cadre bien avec la politique Culturelle que son département a entreprise depuis longtemps, dans le souci d’obéir à une logique de constance et de cohérence au niveau du département de la Culture qui est de faire de l’art en général et de la photographie en particulier un rempart et un outil de veille citoyenne et de témoignage de notre riche histoire.

Après la visite guidée de l’exposition, Madame le Ministre de la Culture a signé le cahier d’honneur dans lequel elle n’a pas tari d’éloges le photographe Boubacar Garba SAMOUNOU pour la qualité de ses œuvres et a exprimé toute sa gratitude à son endroit pour avoir accepté d’ouvrir ses archives à la MAP.

L’exposition photographique « Visages de Djenné » est ouvert au public dans les locaux de la Bibliothèque Nationale, du 22 juillet au 22 août 2019.

BIOGRAPHIE DU PHOTOGRAPHE

Boubacar dit Garba SAMOUNOU est né en 1951 à Djenné. Instituteur ayant servi dans plusieurs écoles fondamentales et franco-arabes de la ville de Djenné de 1977 à 1993. C’est pendant les temps libres que lui laissaient ses tâches d’enseignant, qu’il se laissait guider par sa passion pour la photographie. Autodidacte, il a parfait sa pratique au fil des années en développant une sensibilité artistique faite d’observations des personnes et de pratiques personnelles sur la vie socioculturelle de Djenné et environs.  

SAMOUNOU ne fait plus de la photographie. Il est gérant d’une boutique multi-shop dans le centre de sa ville natale, Djenné, près de la mosquée. Il y vend de la papeterie, des pièces de rechanges pour les postes de radio et les combinés, des piles, ainsi que des produits photos.

Très engagé dans les activités de développement de sa ville natale, Boubacar Garba SAMOUNOU a été honoré en 2018 par l’Etat malien de la médaille de « l’Etoile d’argent du Mérite National »

COMMUNIQUE

Juil 17, 2019

Madame le Ministre de la Culture a le plaisir d’informer l’opinion nationale, qu’après dépouillement des dossiers des centres culturels éligibles au projet culturel dénommé  « DONKO NI MAYA », fruit d’une coopération entre le ministère de la culture du Mali et celui des affaires étrangères d’Allemagne, qui a pour objectif de :

-prévenir les crises  et de renforcer la cohésion sociale à travers la culture

– sauvegarder longue tradition de vie culturelle autonome qui influence de manière positive le vivre ensemble des communautés ;

– encourager les initiatives culturelles avec une  participation accrue des jeunes aux débats sur la gouvernance, le vivre ensemble et la paix dans la société malienne ;

-promouvoir l’entreprenariat culturel. 

  • Les centres culturels suivants ont été sélectionnés, à savoir.
  • le centre Blonba ;
  • le centre Tumast ;
  • le centre Acte 7 ;
  • le centre Soleil d’Afrique ;
  • l’Espace culturel  La Gare. 

Chaque centre sélectionné  bénéficiera d’un appui financier d’une valeur de 55 Millions de FCFA.

Madame le Ministre félicite les bénéficiaires du financement et les exhorte à s’investir pour l’atteinte des objectifs du projet.

LE MINISTRE

Mme N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO

La 43eme session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO : le Mali représenté par une forte délégation conduite par Madame le Ministre de la Culture N’Diaye Ramatoulaye Diallo.

Juil 4, 2019

La 43e session du Comité du patrimoine mondial se tient du 30 juin au 10 juillet 2019 au Centre International des Congrès de Bakou, République d’Azerbaïdjan. Le Ministre de la Culture du Mali, N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO, à la tête d’une forte délégation a participé à cette session. Les points inscrits à l’ordre de cette session sont entre autres : la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre azerbaïdjanais de la Culture, Monsieur Abdulfas Garayev, en présence de Madame le Ministre de la Culture du Mali, de la Directrice Générale de l’UNESCO, Madame Audrey Azouley, de nombreux invités et des délégations des États parties à la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. La session a également porté sur :    l’adoption du rapport de la 42 e session tenue à Manama (Bahreïn), l’examen des états de conservation des biens du patrimoine mondial, l’examen et l’adoption des rapports périodiques et l’inscription de nouveaux biens sur la Liste du patrimoine mondial. 

Lors de cette session, Madame le ministre a eu des séances de travail, notamment avec le Sous-Directeur Général de la Culture de l’UNESCO, Monsieur Enersto Ottone et ses proches collaborateurs, le Ministre Irakien de la Culture, les ministres camerounais et tanzanien de la Culture. 

Une minute de silence de silence a été observée en  hommage aux victimes des attaques terroristes au Mali, une première dans l’histoire des sessions du Comité du patrimoine mondial depuis sa création. Après cette minute de silence, Madame le Ministre a lancé un appel en faveur de la protection des biens culturels maliens inscrits au patrimoine mondial en général et celui des falaises de Bandiagara en particulier.

Dans cette optique, un projet d’amendement au point 7 de l’ordre du jour ( Décision 43 COM 7.2), proposé par le Mali, a été soumis aux membres du Comité pour adoption. 

Ledit projet d’amendement porte sur le renforcement et l’implication des partenaires et des experts dans la conservation durable et la gestion efficace du patrimoine culturel des falaises de Bandiagara (Pays dogon).

Cette participation du Mali à cette 43e session du Comité du patrimoine mondial a été couronnée de succès, au regard des activités menées ci-dessus citées.

Le Message de Madame le Ministre 

Monsieur le Président ;

Mesdames et Messieurs les membres du Comité ;

Qu’il me soit permis de remercier particulièrement mon homologue Monsieur Abulfas Garayev, Ministre de la Culture de l’Azerbaïdjan, pour l’excellente qualité d’organisation de cette 43ème Session du Comité, et davantage pour la chaleur et la fraternité de l’accueil réservé à la délégation du Mali.

 Je vous remercie de cette opportunité que vous donnez à ma délégation afin de vous faire le point sur l’état de conservation des Falaises de Bandiagara.

L’occupation du Nord du Mali en 2012 par les groupes terroristes et leur présence depuis 2018, dans le centre du Mali, où se trouve cet important bien, est en grande partie à l’origine des conflits qui, en plus des pertes en vie humaines sans précédent dans notre histoire contemporaine,  a des conséquences sur l’ensemble du patrimoine culturel qui caractérise ce site, qu’il s’agisse du patrimoine bâti, des objets culturels ou des pratiques et expressions culturelles.

Monsieur le Président,

Mon pays n’a aucun doute que les destructions et les dégradations observées dans les différents villages sont le résultat des manœuvres de déstabilisation des communautés Peul et Dogon par les groupes terroristes.

Nous l’avons noté dans les villages de Koulogoun, Ogosagou, Sobane Da, Yoro,  etc, qui ont été attaqués, pour ne citer ces exemples. Hier encore, pendant que nous dînions, le village de Saran dans la Commune rurale de Ouenkoro dans le Cercle de Bankass, a été la cible des terroristes.

Monsieur le Président,

Mon pays, en plus d’apporter des réponses aux situations sécuritaire et humanitaire que provoquent ces conflits, voudrait réaffirmer son engagement à assurer la protection de la valeur universelle exceptionnelle des Falaises de Bandiagara.

En effet, tous les villages attaqués possédaient  des greniers, des cases de femmes menstrues, des cases à palabre (toguna), des lieux de culte, qui ont été ou dégradés, ou entièrement détruits. Ces éléments sont non seulement des attributs importants de la valeur universelle exceptionnelle du bien, mais ils structurent le tissu social des communautés vivant en paix, malgré leur grande diversité culturelle et cultuelle.

Suite à l’appel lancé par le Gouvernement du Mali, le Conseil de Sécurité s’est mobilisé pour apporter des réponses à ce nouveau cycle de violence en décidant, dans sa résolution 2480, d’étendre le mandat de la MINUSMA dans les nouvelles zones en proie à ces violences qui ne font pas honneur aux valeurs civilisationnelles du Mali.

Monsieur le Président,

Je suis ici pour lancer un appel au Comité du patrimoine mondial en vue d’aider le Mali à préserver  le patrimoine culturel des Falaises de Bandiagara contre les terroristes obscurantistes.

Je suis ici, sous le leadership de Son Exc. Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, qui est aussi le Coordinateur de l’Union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine, pour demander au Comité du patrimoine mondial de nous soutenir dans nos efforts de construction d’une paix durable.

Monsieur le Président,

Le cas malien est un cas d’école pour le Comité, comme l’a si bien dit le Président du Conseil Exécutif lors de l’ouverture officielle de cette session. Le Mali est reconnaissant de votre appui à la reconstruction des mausolées de Tombouctou.

Aussi mon  pays est-il prêt à partager son expérience  de réhabilitation du patrimoine culturel intentionnellement endommagé pour qu’elle  serve de source d’inspiration dans un monde en crise où le Comité doit trouver de nouvelles réponses.

Pour terminer, je voudrais réitérer les remerciements du Président de la République, son Excellence, Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Champion de l’Union Africaine pour la Culture, les Arts et le Patrimoine et les remerciements du Gouvernement du Mali à l’UNESCO, à l’ensemble des partenaires ici présents et aux experts maliens et internationaux qui ont accompagné et qui accompagnent le Mali à relever les défis auxquels nous faisons face ; les défis face auxquels le Mali reste et restera débout. Debout pour protéger. Débout pour reconstruire. Debout pour réhabiliter son patrimoine,  notre patrimoine commun, au nom des valeurs que nous avons en partage et au nom de notre humanité partagée.

C’est dans l’adversité, dit-on chez moi, que l’on reconnait ses amis. Et je suis confiante, Monsieur le Président, chers membres du Comité, qu’aucun défi, quelque que soit sa taille,  grand soit-il, n’est au-dessus de notre créativité, de notre intelligence collective et de notre capacité à faire triompher l’art et la culture sur la barbarie et l’obscurantisme.

Je vous remercie de votre bienveillante attention et vous dit, selon la formule consacrée chez-moi : « Que la paix soit avec vous ».