• Monsieur le Président de la Commission de l’Education, de la Culture, des Technologies de l’Information et de la Communication de l’Assemblée Nationale ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du Cabinet du Ministère de la Culture ;
  • Messieurs les représentants des Départements ministériels ;
  • Mesdames et Messieurs les Directeurs des services centraux et rattachés et des organismes personnalisés ;
  • Monsieur le Président de l’Union nationale des Cinéastes du Mali ;
  • Mesdames, messieurs les membres de la grande famille du cinéma;
  • Mesdames et Messieurs de la Presse;
  • Chers participants ;
  • Distingués invités à vos rangs, titres et qualités, tout protocole respecté.

Que la paix de Dieu soit avec en ce jour de vendredi saint !

C’est un immense plaisir pour moi, de présider, ce matin, cette cérémonie solennelle consacrée à l’ouverture de l’atelier de validation des travaux du Comité de Réflexion pour le Développement des Ressources du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique.

Je voudrais tout d’abord, vous exprimer mes vifs remerciements et vous souhaiter la chaleureuse bienvenue à toutes et tous à cette rencontre d’échanges sur les résultats des travaux du Comité technique de réflexion, mis en place il y a quelques mois, afin de proposer des techniques et des mécanismes permettant la recherche et le développement des ressources pour le Fonds d’Appui à l’Industrie cinématographique.

Art et industrie, le cinéma exige de plus en plus des infrastructures, des équipements et un financement conséquent, des connaissances et des compétences. D’où la nécessité d’un mécanisme unemobilisation pérenne des ressources financières. 

C’est ainsi queles plus hautes autorités   ont créé le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC) par la Loi n°2017-068 du 18 décembre 2017 pourdoter l’industrie cinématographique de financement pérenne, lui assurer une autonomie financière de gestion et de disposer de ressources propres pour le développement de l’industrie du cinéma au Mali.

Mesdames et messieurs,

Chers participants ;

C’est dans ce souci que la Direction Générale du FAIC a entrepris une réflexion, à travers un Comité Technique, pour identifier et formaliser les mécanismes et modalités législatifs et règlementaires afin d’instituer les types de redevances admissibles par tous pour pérenniser les ressources propres du FAIC.  

 L’objectif étant de faire du cinéma, un outil efficace de développement économique, de sensibilisation, deconscientisation sociale collective et de construction citoyenne.

Mesdames et messieurs,

Chers participants ;

En effet, le cinéma peut être considéré comme le miroir de la conscience collective, le baromètre qui mesure la rectitude générale et populaire et le phare qui montre le chemin à suivre.

Aussi, est-il important de rappeler que le cinéma, au-delà de son rôle éducationnel, joue un rôle de développement économique durable.

L’exemple du Festival de Cannes est assez édifiant. En effet, en seulement douze (12) jours, du 14 au 25 mai 2019, il a généré plus de six cent quatre-vingt millions

(680. 000 000) d’euros soit quatre cent quarante-deux milliards six cent quarante-neuf millions quatre cent mille francs CFA (442 649 400 000).

De plus, il convient de mentionnerle succès fulgurant de Nollywood au Nigéria dont toutes les études ont démontré que la capacité de l’industrie cinématographique a augmenté le PIB de ce pays et l’a hissé au rang de première économie en Afrique.

Cela place le Nigéria parmi les plus grosses industries de création de l’image et le plus gros marché de distribution des œuvres cinématographiques du continent.

Mesdames et messieurs,     

Chers participants ;

Vous conviendrez que pour atteindre une telle performance, l’amour du métier, tout seul ne suffit pas. Il faut une prise de conscience de tous sur le rôle de pilier de développement de l’industrie cinématographique.

C’est pourquoi, je vous invite à analyser avec la plus attention les documents les documents soumis à votre appréciation, à faire un examen rigoureux de ces documents.

Le présent atelier est aussi un cadre d’échanges sur les grandes préoccupations  de l’heure de l’industrie cinématographique, de réflexion sur la problématique du financement. Je vous invite donc, à partager vos expériences, à exprimer vos attentes,  à formuler des observations et des amendements en vue d’améliorer le contenu du document et de parvenir à un large consensus au sortir de cette rencontre.

Je vous exhorte à poursuivre ensemble sans relâche, et avec détermination le combat engagé, pour soutenir les initiatives positives afin de trouver les ressources propres et pérennes destinées au financement du cinéma.

Tel est, résumé en quelques mots, l’objectif général de cet atelier. Et votre présence nombreuse dans cette salle nous réconforte et nous amène à penser que nous avons le souci commun de réussir ce projet.

Sans anticiper sur les échanges fructueux qui auront lieu au cours de cet atelier, je puis, en me référant à l’enthousiasme et à l’engagement de chacun et de tous,  affirmer que des travaux de cet atelier, sortiront des solutions pour l’émergence de l’industrie cinématographique malienne.

Sur ce, je déclare ouvert l’atelier de validation des résultats des travaux du Comité technique de réflexion pour le développement des ressources du Fond d’Appui à l’Industrie cinématographique.

Je souhaite plein succès à vos travaux.

Je vous remercie.