Les locaux du Musée National ont abrité ce lundi 07 décembre 2020, l’ouverture de l’atelier  de formation  à l’attention des  agents des douanes de gendarmerie de la police des frontières, de musées et de bibliothèques de manuscrits à la protection des biens culturels. La cérémonie était présidée par Mme Kadiatou KONARE, Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Elle avait à ses côtés, le Représentant du chef du Bureau et de l’UNESCO au Mali,  M.Aly DAOU et le Directeur Général du Musée national du Mali, M. Daouda KEITA.

La cérémonie a aussi enregistré la présence des membres du Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat et  du Tourisme, des représentants des partenaires techniques et financiers, des membres des organes consultatifs de l’UNESCO (ICOMOS, ICOM, ICCROM), des Chefs des Services centraux, personnalisés et rattachés du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, des acteurs culturels et la presse.

En effet, ces quinze dernières années ont été le théâtre d’une recrudescence du trafic illicite des biens culturels particulièrement dans les zones touchées par les conflits armés, devenant ainsi un sujet de préoccupation majeure pour les pays et pour la communauté internationale. La destruction du patrimoine culturel, son vol, son pillage et sa contrebande s’inscrivent dans une volonté de réduire en cendres la mémoire collective et de démembrer l’identité des peuples. Les cas du Moyen Orient et du Nord de l’Afrique ont d’ailleurs montré de manière significative que le trafic illicite des biens culturels pourrait contribuer au financement du terrorisme, du crime organisé et du blanchiment d’argent.

Le vol, le pillage, l’importation et l’exportation illicite de biens culturels sont des pratiques qui touchent en priorité les sites archéologiques, les édifices religieux, les institutions culturelles tels que les musées, les bibliothèques des manuscrits anciens, des collections publiques et privées du monde entier. Le trafic illicite des biens culturels est un phénomène persistant qui ne cesse de s’accroître. Dans le contexte d’internationalisation du marché des objets d’art, le trafic illicite des biens culturels constitue une industrie globale qui menace de piller, d’endommager ou même de détruire le témoignage historique et l’identité culturelle des peuples.

Cet atelier, financé par l’Union européenne à travers l’UNESCO, s’inscrit dans le cadre de la consolidation et de l’amélioration de l’efficacité des réseaux opérationnels de lutte contre le trafic illicite des biens culturels au Mali.  Il vise à assurer une meilleure protection du patrimoine culturel à travers le renforcement du système de gestion et de contrôle des biens culturels à l’exportation, une fluidité des échanges d’information, d’identifier et mieux assigner les rôles et responsabilités entre les forces de l’ordre et de sécurité et les professionnels de musées pour de meilleurs délais de traitement des cas de trafic illicite.

La formation durera 3 trois jours au Musée National du Mali avec des visites pédagogiques à l’IHERI-ABT et à la SAVAMA-DCI.